Ceci n'est pas un dossier exhaustif sur l'intersexuation, la transition physique et encore moins sur les autres questions trans. C'est une réaction aux argumentations fallacieuses et aux procédés ignobles. Je cherche ici à déconstruire les sophismes et à dégager les bonnes questions et les valeurs vraiment essentielles qui sont à prendre en compte sur ces sujets.

Les deux chapitres sont moins des sujets différents que des approches différentes du même sujet. Le chapitre "despotisme" explique les dérives. Le chapitre "mensonges" en énumère et y répond succinctement. Ils se complètent donc l'un l'autre.

 


 

I) Despotisme

- La transition présentée comme une "mutilation"

La mutilation, au sens strict, c'est la perte ou ablation d'un organe ou d'une partie corporelle. Il n'y a donc aucune considération morale ou sanitaire là dedans. D’un point de vue légal, elle est présentée à l’encontre du chirurgien qui la pratique comme une éventuelle violence malveillante. Or ce qui compte est de savoir ce qui est bien ou mal pour la personne. L'ablation à cause d'une appendicite n'a évidement rien de négatif. On peut rajouter l'idée d'ablation de tissus sains. Pourtant le mot détient encore un sens implicite supplémentaire. C'est à dire qu'une mutilation est considérée comme une atteinte corporelle dommageable à la personne. Le problème c'est que des sophistes emploient le mot mutilation selon sa définition officielle pour dire que c'est mauvais. En quoi une ablation ou plus largement une atteinte au corps serait-elle en soi préjudiciable à la personne ?

Dans le cas des personnes trans en transition physique, le recul permet d'affirmer que, sauf très rares exceptions, les hormonothérapies et chirurgies de modification de sexuation apporte un bénéfice à la personne qui en profite. Alors effectivement il y a ablation (corps caverneux, gonades, utérus…) ou du moins modification (hormones, auto-greffes…) de tissus sains et donc "mutilation". Selon la définition stricte de la mutilation, c'en est une. Par contre il n'y a pas dommage à la personne. Bien au contraire. Pour les personnes trans qui transitionnent ou le veulent, c’est le sexe imposé par la naissance ainsi que les obstacles et délais imposés à la transition, qui sont vécus comme une (des) mutilation(s).

- "Thérapeutique"

Il est aussi possible de batailler pour savoir si c’est "thérapeutique" ou pas. C’est encore une question de vocabulaire usité par certains à la seule fin de sophisme. Une thérapie est un traitement d'une maladie. Peut-être y a t-il une définition plus large qui n'implique pas l'idée de maladie ? Peut importe en fait. La question n'est pas là. Ne nous y laissons pas prendre. La question est celle de savoir si c'est nécessaire au bien-être de la personne. Et c'est clairement le cas des soins de modification de sexuation.

À noter que "soins" n'implique pas de maladie. La grossesse comme la transition de sexuation nécessitent des soins sans que ça n'en fasse des pathologies. Pourtant la règle généralement de mise est : Seul l'intérêt thérapeutique justifie l'atteinte à l'intégrité physique. Or il faut justifier d'une maladie pour justifier d'une thérapie. C'est noyer la vraie question dans de mauvaises considérations. La question est simple : La modification de sexuation est-elle nécessaire au bien-être de la personne ?

- Législation

Malheureusement les mots "mutilation" et "thérapeutique" apparaissent dans la législation française. Et la notion de consentement y fait cruellement défaut. Voir l'article 222-9 du code pénal ainsi que le 222-15.

Encore une fois qu'entend-on par mutilation ? Le mot a une connotation lourde mais sa définition n'implique que l'idée d'ablation sans jugement sur son aspect positif ou négatif. C'est donc faire primer sur la volonté de l'intéressé, des considérations subjectives. Des considérations extérieures à l'intéressé qui ne garantissent pas son intérêt.

L'article 41 de la déontologie médicale est encore plus éloquent. C'est à dire que le consentement éclairé de l'intéressé ne suffit pas. Il faut aussi un motif médical très sérieux. Ce qui est difficile à interpréter pour la transition de sexuation. Est-ce un "motif médical" ? Qui va juger s'il est "très sérieux" ? En pratique ça signifie que les chirurgiens doivent s'appuyer sur un diagnostic "certain" de psychiatre. Cette obligation de validation n'est pas synonyme de l'intérêt réel de la personne. Pourtant la chirurgie esthétique n'est pas interdite. La chirurgie de modification de sexuation serait comparable à la chirurgie reconstructrice. Au sens qu'elle est nécessaire au bien-être de la personne et devrait être pris en charge à ce titre. Mais l'interprétation de la loi est très ambiguë.

Sur le fond, cette loi est ignoble. Seul devrait compter le consentement éclairé de la personne. C'est la liberté de disposer de son corps. Rien ne peut justifie qu'un ordre, médical ou autre, décide à la place de la personne responsable, ce qu'il convient de faire de son corps ou de sa vie. Une personne majeure est responsable sauf en cas de trouble psychopathologique manifeste ou de déficience mentale. La transidentité n'est pas une psychopathologie. Il est démontré et reconnu qu'il n'y a aucun trouble psychique rattaché. L'accès à toutes les informations devrait être assuré. Ensuite ça devrait être à la personne majeure de décider pour elle-même. Personne ne peut s'arroger le droit de décider à sa place. Toujours le même problème : La "finalité thérapeutique" est déclarée selon des considérations étrangères à la personne et non selon son seul intérêt.

La notion de "mutilation" se retrouve aussi pour le changement d'état civil. En effet, en France il faut apporter la preuve de "mutilation" pour pouvoir changer la mention du sexe dans ses papiers. Le juge demande souvent aussi un certificat obligatoire qui nécessite de passer un examen. Il tient moins de l'expertise que de l'agression sexuelle. Il faut en plus avoir une apparence conforme à l'idée que se fait le juge ou l'examinateur de ce que doit être une femme ou un homme.

Le sexe, sa mention, sa disposition devraient appartenir à la personne et non à un ordre. C'est une question d'éthique élémentaire qu'il faudrait poser clairement. Cette usurpation ignoble tient uniquement par l'hypocrisie qui la protège. En effet, le silence pèse sur toutes les usurpations autoritaires de décision concernant les personnes et leur vie. C'est ce silence qui permet de maintenir des pratiques aussi despotiques. Le principe de "l'indisponibilité de l'état des personnes" et l'idée de "mutilation" devraient être mis en lumière par la considération du consentement éclairé de la personne. Rien ne peut justifier le pouvoir que prend l'État, l'ordre médical ou autre sur la disposition du corps des personnes.

- Mutiler les enfants

Cette déontologie mise en avant - qui protège l'intégrité physique au mépris de l'intérêt et du consentement de l'intéressé - est incroyablement oubliée quand il s'agit de mutiler des enfants. Si nous tenions compte de l'intérêt de l'enfant et de son consentement, il faudrait attendre qu'il soit en âge de prendre des décisions responsables pour lui-même.

Mais même dans ce système totalitaire qui impose des règles sur le corps des personnes à leur insu, les mutilations sexuelles sont injustifiables. Pourquoi dans ce cas là, il y a ablation de tissu sain - donc par définition "mutilation" ? - alors que ce n'est pas pour un impératif thérapeutique ? Alors que ce n'est pas plus pour la sexualité ou le bien-être de l'enfant ? Alors que c'est, par définition, sans son consentement éclairé donc à l'insu de la liberté de disposer de son propre corps ? Qu'il s'agisse de faire l'ablation du prépuce, de diminuer voire d'amputer un clitoris, ou de charcuter les organes sains d'un intersexe, rien ne peut le justifier. Pourtant là, c'est fait à l'encontre de la déontologie en vigueur comme de l'intérêt de la personne.

Voir aussi : libre arbitre

À noté que l'article 222-10 du code pénal rajoute : "L'infraction définie à l'article 222-9 est punie de quinze ans de réclusion criminelle lorsqu'elle est commise :

1º Sur un mineur de quinze ans ;

2º Sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur ;"

Et pourtant, quand il s'agit de mutiler des enfants, la loi et la médecine l'oublient. Mais pas quand il s'agit de personnes responsables qui le demande pour elle-même.

- Les personnes intersexes (IS) parlons-en.

Il faut remplir rapidement l'état civil en y faisant figurer le sexe de l'enfant. Il y a que 2 et seulement 2 choix possibles.

Articles 55 56 57 du code civil français : "Les déclarations de naissance sont faites dans les trois jours de l'accouchement…" "L'acte de naissance énoncera (…) le sexe de l'enfant, les prénoms qui lui seront donnés…"

La mention "sexe indéterminé" "intersexué" ou autre est interdite. Pourtant l'intersexuation détectée à la naissance existe. Généralement est évoqué le taux de 1 cas sur 1000 ou 2000. Le protocole suivi est toujours conforme aux recommandations de John Money :

- L'enfant est mutilé de façon irréversible, en fonction des commodités chirurgicales pour donner à ses organes génitaux un aspect mâle ou femelle et une aptitude au coït.

- Si l'organe sexuel érectile est suffisamment grand et qu'il réagit au test hormonal, l'apparence mâle est donnée à l'enfant. Les organes femelles, même ceux érogènes, sont amputés ou obstrués.

- Le plus souvent l'aspect femelle est donné, car plus facilement réalisable. Un néo-vagin est fait, s'il n'existe pas ; dilaté, s'il est jugé trop court. Tout ça pour rendre apte au coït ; sans se préoccuper du plaisir que pourra ou non prendre la personne. D'ailleurs, en France, le plus souvent, l'organe sexuel jugé trop grand pour un clitoris est amputé plutôt que de se compliquer à le réduire. (L'amputation est pire que la réduction mais aucune des deux ne se justifie.)

- L'hormonothérapie est imposée en fonction du sexe ainsi décidé.

- Les parents assignent leur enfant dans le genre correspondant selon la norme en vigueur. Ils lui cachent le plus souvent son sexe de naissance et mentent sur les traitements hormonaux et chirurgicaux qu'ils lui font subir.

Les témoignages des personnes devenues adultes prouvent pourtant que rien de tout ça n'est fait dans leur intérêt. Les intéressés souffrent souvent des mutilations qu'ils ont subi, de la conséquence sur leur sexualité parfois réduite à néant. Ils souffrent du mensonge qu'ils découvrent souvent à l'insu des parents qui ne veulent rien révéler. Ils souffrent de l'usurpation de choix sur leur vie. Ils souffrent de la sexuation imposée qui s'avère parfois en contradiction avec celle qu'ils s'approprient. Ils souffrent du genre et de tout ce qui l'accompagne imposés en contradiction parfois avec celui qu'ils développent.

Une équipe médicale décide d'amputer ou charcuter des tissus sains, à l'insu de l'intéressé et de sa liberté de disposer de son corps. Il n'y a pourtant aucun impératif pour sa santé. Ce n'est pas non plus pour sa sexualité. Au contraire, ça le prive d'une part de sa potentialité sexuelle. Surtout quand le chirurgien ampute l'organe sexuel pour "féminiser". C'est pourtant un organe sain et le plus important pour la sexualité. Donc aucune raison de chercher à le réduire et encore moins à l'amputer. L'intéressé devrait donc être le seul à décider une fois en âge. Quand les hormones sont nécessaires à la puberté, c'est à lui que devrait revenir le choix d'hormones femelles ou mâles. C'est sa vie, son corps, sa sexualité. Personne n'a à décider à sa place, ni à imposer un choix entre 2 et seulement deux sexes confondus avec l'identité sociale et la mention juridique.

- L'intersexuation présentée comme une pathologie

Il est facile mais abusif de dire d'une minorité qu'elle est une anomalie pathologique. Altérité ne signifie pas pathologie. Ce qui dérange surtout la société, c'est que l'intersexuation démontre la fausseté de la binarité des sexes. Il n'y a pas de limite claire entre femelle et mâle. Il n'y a pas 2 et seulement 2 sexes bien distincts mais un (un seul ?) continuum entre deux extrêmes.

Tout au plus, il est possible de dire qu'il y a trouble de la reproduction. Tout autant que pour n'importe quel autre cause de stérilité. Ce n'est pas l'intersexuation dans son ensemble, mais la stérilité qu'elle entraîne parfois, qui peut être qualifiée de pathologie. Idem pour d'autres troubles éventuels. Aucun concerne tous les cas d'intersexuation. Ce n'est donc pas l'intersexuation elle-même le problème.

Surtout, parler de pathologie est un sophisme pour prétendre qu'il faut la soigner. Seule la stérilité serait à soigner éventuellement. Seulement ce n'est pas le but de l'accusation de pathologie. La vraie question, que tente d'éviter ce sophisme, c'est : L'intersexuation est-elle préjudiciable à la santé ou à la sexualité ? Et la réponse est clairement non. Ce qui est préjudiciable, c'est justement le traitement prétendu "thérapeutique" d'un non-trouble. C'est les atteintes à la santé par des chirurgies et hormonothérapies lourdes et irréversibles. C'est la mutilation de tissus sains et érogènes.

- La discrimination que les IS subissent

Ce serait pour leur éviter d'être discriminés que les mutilations et assignations forcées sont pratiquées. Pourtant quand il y a agression, c'est à l'agresseur qu'il faut s'en prendre, non à la victime.

D'ailleurs la cause même des problèmes des IS, c'est la discrimination. Elle commence dés la naissance, quand ils sont appelés : "anomalie" (sous-entendue pathologique). C'est donc la discrimination qu'il faut combattre. Permettre aux IS de vivre en tant qu'IS, non cachés ni maltraités.

La société ne serait pas prête à les accueillir correctement. La solution n'est pas de lutter contre la diversité, mais au contraire de rendre la société plus ouverte, apte à accueillir tous quelque soit leur sexe.

- IS trans

Une des obligations pour avoir accès à une transition est de ne pas être IS. Les IS se retrouvent souvent en situation nécessitant une transition de sexuation. Pourquoi leur interdire de corriger les erreurs d'assignation dont ils sont victimes ? Peut-être pour cacher l'usurpation du droit de choisir pour l'intéressé. En effet si les IS insatisfaits pouvaient demander réparation, ni les médecins, ni l'administration, ni les parents ne pourraient plus prétendre agir pour le bien de l'enfant. Ils ne pourraient plus prétendre ne pas savoir que le protocole que les experts auto-proclamés imposent n'est pas dans son intérêt. Les choix pris à sa place ne pourraient pas plus être légitimés, alors qu'ils ne sont pas justifiés par sa santé ni par son bien être, au contraire.

- Conclusion (pour tous)

Il est clair que les choix "thérapeutiques" faits à l'encontre de la possibilité de choisir pour soi-même, ne sont pas dans l'intérêt des personnes concernées. Certains s'arrogent une autorité despotique totalement injustifiable et écœurante. Le principe fondamental pour le sens de l'existence qu'est le libre arbitre est bafoué.

L'autorité des psychiatres et autre ordre médical est injustifiable. Ils ne sont pas plus objectifs que d'autres sur la question et donc sûrement pas expert en quoi que ce soit. Ils ont déjà psychiatrisé, manipulé, torturé (hormones imposées, électrochoc…) les homosexuels. Le pouvoir qu'ils ont actuellement sur les personnes trans et les IS est tout aussi injustifiable et ignoble.

À chaque fois ils partent du principe qu'une caractéristique qui ne correspond pas à la norme est une pathologie. Ce conformisme prosélyte est là encore injustifiable. La diversité n'est pas une maladie, c'est au contraire la manifestation de la liberté et de la grandeur de l'humanité.

Il faut se débarrasser de ce totalitarisme médical mais aussi de celui de l'État. Et changer certaines lois discriminantes. Toutes les mentions administratives du "sexe" servent à discriminer en fonction du sexe mentionné. C'est tout aussi ignoble que la mention de la couleur de peau ou de la religion (des parents). Pour les personnes IS et trans, c'est évidemment un outil de contrôle sur leur vie, sur leur corps, sur leur sexualité. Ce n'est pas à l'État de décréter quel genre développera la personne. L'État n'a pas à lui donner des droits en fonction du genre administratif. D'ailleurs, il y a des erreurs. Il y a aussi des personnes qui se construisent autrement que "femme" ou "homme".

 


 

II) Les principaux mensonges (volontaires ?) :

Dire qu'il y a que 2 sexes est faux

Dire qu'il y a que 2 genres est faux

Dire qu'il y a que 2 sexes sociaux est faux

Voir : "Ce qu'apportent les LGBTQI aux humains" de Tom Reucher

 

Dire qu'à un sexe correspond un genre est faux.

La correspondance n'est vraie que selon la norme en vigueur. Une valeur qui est attribuée ici maintenant au sexe mâle peut très bien être attribuée dans une autre culture au sexe femelle. Les genres fluctuent avec les cultures. Ils sont contextuels. Ce qui en prouve la contingence.

 

Dire que les organes génitaux commandent le genre est faux.

Il n'y a pas de correspondance "naturelle". Le genre n’a pas de signification biologique. C'est un phénomène social. C'est seulement quand la société impose cette notion de genre qu'on se construit vis-à-vis d'elle. Voir aussi : constructions # ni inné, ni le produit exclusif de l'assignation

 

Dire qu'il n'est pas possible d'être humain sans être "homme" ou "femme" est faux et insultant.

Il n'y a pas que 2 sexes. Il n'y a pas que 2 genres. Il n'y a pas de correspondance "naturelle" entre sexe et genre. Être une "femme" ou un "homme" c'est se conformer à une image coercitive qui en plus tient de l'amalgame. C'est donc nier une part de son individuation possible. On n'est pas moins humain quand on est moins aliéné. Ce serait plutôt l'inverse.

 

Dire que l'intersexuation est une maladie est faux.

Voir : L'intersexuation présentée comme une pathologie

 

Dire qu'il faut décider rapidement du sexe de l'enfant entre femelle et mâle est injustifiable.

Pourquoi faudrait-il choisir le "sexe" de l'enfant à sa place. S'il n'est ni pleinement femelle, ni pleinement mâle, il a pourtant un sexe : inter. S'il veut se rapprocher du sexe femelle ou mâle, c'est à lui de le choisir.

 

L'angoisse des parents devant un enfant qu'ils jugent "sans sexe" n'est pas la question.

Il faut faire comprendre aux parents que leur enfant a un sexe, qui est intermédiaire mais qui est bien un sexe. Il faut soigner leur angoisse. Mais il ne faut pas faire subir à l'enfant des assignations forcées au nom de l'angoisse des parents. Ce qui compte est l'intérêt de l'enfant. Or l'atteinte à son corps et à sa sexualité, ainsi que les choix qui lui sont usurpés, ne sont pas dans l'intérêt de l'enfant.

 

Dire que les enfants IS adoptent l'identité que les parents lui assignent est faux.

De nombreux cas l'infirment.

 

S'appuyer sur la ligne de conduite proposée par John Money est injustifiable.

Il est avéré que John Money a menti sur le cas "John Joan" qui lui a servi de référence. David ne s'est pas construit en femme. Au contraire toutes les assignations forcées vers un genre qui n'a jamais été le sien, le mensonge dans lequel ça a été fait, l'ont conduit jusqu'au suicide. L'expérience sur David est un total échec. John Money s'est servi de cette falsification pour imposer son protocole au détriment des intéressés.

 

Dire qu'on ignore la proportion des insatisfaits parmi l'ensemble des IS est un sophisme.

Les prétendus experts l'ignorent puisqu'ils ne veulent pas le savoir. Même sans connaître les proportions, le fait même qu'il y a nombres d'IS insatisfaits des assignations forcées qu'ils ont subit, suffit à prouver que le protocole d'assignations coercitives précoces n'est pas dans l'intérêt des IS et qu'il est cause de souffrance.

 

Dire que "féminiser" les organes génitaux d'un enfant est pour son bien est faux.

Une femme n'est pas un trou comme semble le croire certains. Le premier et principal organe sexuel d'une femelle est son clitoris, qui est le même organe que le pénis. D'ailleurs sans limite entre l'un et l'autre, là non plus. L'amputer est atteindre à l'intégrité physique et à la sexualité de l'intéressé. Lui faire un néo-vagin lui permettra de pratiquer le coït mais ne garantit pas son plaisir. Pour avoir une sexualité épanouie, il faut surtout avoir un organe sexuel, qu'il soit clitoris, pénis ou intermédiaire. Et non être apte au coït. Sans parler de l'homophobie sous-jacente.

 

 

Dire que le "transsexualisme", la "transsexualité" est une maladie psychiatrique est faux.

Les tests concernant les troubles psychopathologiques n'ont montré aucune corrélation entre la transidentité et un de ces troubles. C'est même une obligation actuellement pour être accepté dans un parcours de transition que de n'en présenter aucun.

 

Dire que la transidentitéest une maladie ou une anomalie est faux.

 

On peut être d'un genre ou bien d'un autre (ou d'aucun !), s'approprier un sexe ou bien un autre. Il existe des personnes cis comme trans. Rien ne permet d'affirmer que les seconds sont malades. D'ailleurs pourquoi ne se pose-t-on pas la question de savoir si la cisidentité est une anomalie ? C'est tout aussi pertinent que pour la transidentité.

 

Dire qu'il faut traiter le désir de changer de sexuation proprement dit est faux.

Ce n'est pas plus une maladie que le désir de conserver sa sexuation. Il n'est pas plus à traiter. Les personnes trans comme cis ont une appropriation de sexuation. C'est une construction quasi impossible à changer et surtout qui n'a pas de raison de l'être.

 

Dire que la transition tient de la mutilation est un sophisme.

L'intégrité physique n'a pas de valeur en soi qui pourrait être imposée à tous. Seuls devraient compter l’intérêt  et la volonté de la personne concernée. Voir : La transition présentée comme une "mutilation"


Dire que la transition n'est pas thérapeutique est un sophisme.

La transition permet à l'intéressé de vivre mieux dans son corps. Il n'y a par contre rien à guérir puisque la transidentité n'est pas une maladie.

 

Dire que la transidentité est une sexualité est faux. D'ailleurs le mot "transsexualité" est incorrect.

 

Il existe des personnes trans homosexuelles, d'autres hétérosexuelles… L'identité de genre comme l'appropriation d'une sexuation sont indépendantes de la sexualité et des attirances.

 

Dire que toutes les personnes trans ont cette "conviction inébranlable" depuis l'enfance est faux.

C'est le cas chez certaines personnes. D'autres découvrent et manifestent leur transidentité une fois adultes, parfois après 40 ans. Elles n'en sont pas moins trans que les premières.

 

Autoriser la transition uniquement aux personnes trans ayant cette "conviction inébranlable" depuis l'enfance est injustifiable.

C'est seulement un moyen abusif de limiter l'accès à la transition. La volonté et l'intérêt de la transition ne sont pas moins vrais si la transidentité se révèle tardivement.

 

Dire que toutes les personnes trans ont le sentiment d'être dans le mauvais corps, que c'est une "erreur de la nature", est faux.

Certaines personnes trans ont cette vision. D'autres non.

 

Dire que leur demande est impossible à satisfaire est faux.

La transidentité ne se guérit pas puisque ce n'est pas une maladie. Par contre la demande de transition de sexuation de certaines personnes trans est satisfaite quand elles y ont accès.

 

Dire que les personnes trans ont un problème d'identité ou de représentation à résoudre (voire un "délire") est faux.

Le problème est celui des psys qui sont dérangés par la transidentité. C'est à eux de soigner leur peur concernant leur propre sexuation. Voir aussi : "trouble de l'identité de genre"

 

Dire que les personnes trans sont en demande d'un diagnostique est faux.

Ce sont certains psys qui ont besoin de faire des diagnostiques et de patientiser des personnes saines d'esprit.

 

L'obligation de modification de sexuation pour pouvoir changer son état civil est injustifiable.

Au nom de quoi l'État impose un "sexe" entre 2 et seulement 2 envisagés ? Au nom de quoi impose-t-il des droits et devoirs spécifiques en fonction de la mention obligatoire de "sexe" ? Le genre développé par la personne se révèle parfois ne pas correspondre à celui assigné, notamment mais pas seulement chez des IS. L'intéressé devrait donc pouvoir avoir un état civil et les droits et devoirs correspondants, en fonction de son genre réel et non assigné. De plus, son genre n'est pas forcément "femme" ou "homme". Le choix entre 2 et seulement 2 est injustifiable. Et les droits spécifiques en fonction bafouent l'article premier de la déclaration de 1789. Pour la liberté de se construire autrement que "homme" ou "femme", pour l'égalité réelle des droits et la non-discrimination de genre, la mention administrative du "sexe" devrait être abolie.

 

Se référer aux théories psychanalytiques du type "complexe d'Œdipe" qui associent genre et sexualité est faux.

Il serait temps de se rendre compte que les enfants se construisent de manière similaire dans une famille homo ou monoparentale. Donc toutes les théories oedipiennes et dérivées sont de pures affabulations.

 

Dire, en fonction du sexe avant transition éventuelle, qu'une personne qui se sent et se dit femme ou homme, ne l'est pas est faux.

Les organes génitaux n'indiquent en rien l'identité. Seul l'intéressé et en mesure de se définir. De plus, le fait même de se sentir l'un, fait qu'on se construit dans ce sens. Se dire, c'est déjà être (performativité).


Parler d'un F>M au féminin ou d'une M>F au masculin est insultant.

Si une personne se sent l'un ou l'autre, personne n'a à aller observer les organes génitaux de la personne pour définir son identité. Ça n'a aucun rapport.


Dire que la démarche trans tient du narcissisme est faux.

C'est encore une façon de rabaisser les personnes trans pour ne pas admettre son propre narcissisme.